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• Le brome.

Le brome est tout comme le chlore un oxydant. Dans l’eau, c’est l’acide hypobromeux qui agit comme désinfectant et qui se forme également en fonction de la valeur du pH. Moins utilisé, il nécessite le même appareillage que pour le chlore et se mesure également par la méthode DPD. Le brome est un bon oxydant, qu’il faut injecter de manière continue car son effet est de courte durée et, qui est utilisée dans les spas (températures plus élevées).

• L’électrolyse.

Ce procédé repose sur l’électrolyse d’eau salée qui sépare le sel en sodium et en chlore. Le chlore dans l’eau produit de l’acide hypochloreux qui est le désinfectant. Il est très indiqué d’associer cet équipement à un régulateur. On ajoute d’abord environ de 3 g à 6 g de sel par litre d’eau qui passe sur la cellule de l’électrolyseur : le sel est alors transformé en hypochlorite. Le sel se mesure par bandelette test.

Attention, avec ce procédé, vérifiez la compatibilité des équipements : arbres de pompes en inox (austénitique, le meilleur utilisé en marine), réchauffeurs… D’une manière générale éviter l’inox avec ce procédé car il sera rapidement corrodé. L’électrolyse est un système pratique mais dont le rendement baisse sous la température de +/- 15°C : il faut prévoir également le remplacement de la cellule (tous les 3 ans minimum, mais cela est variable).

• L’hydrolyse.

Comme je l’ai indiqué, cette méthode va sûrement connaître un essor important : il s’agit d’un procédé simple qui procure de nombreux avantages. Voici, en résumé, le principe de fonctionnement.

L’hydrolyse consiste à briser la molécule d’eau pour obtenir des ions comme les radicaux d’hydroxyles ou comme le peroxyde d’hydrogène. Les radicaux d’hydroxyles possèdent un haut pouvoir oxydant et seul le fluor serait plus efficace. Pour obtenir ces ions, on applique une tension à deux électrodes de titane : l’eau subit des modifications chimiques, ce qui produit les radicaux d’hydroxyles qui oxydent les pathogènes. Seule condition, le pH doit se situer entre 7.0 et 7.2 car les ions hydroxyles ne sont efficaces que dans cette plage. Ce module est disposé sur le circuit de filtration, après le filtre, sur le refoulement.

Cependant, l’hydrolyse n’agit pas sur les algues c’est pourquoi il faut lui joindre un ionisateur. Ce dispositif consiste également à envoyer un courant sur deux électrodes qui, cette fois, sont en cuivre (un autre procédé comprend 1 électrode cuivre et 1 électrode argent). Mises sous tensions, les électrodes libèrent dans l’eau des ions de cuivres qui agissent comme: algicide, fongicide et bactéricide. Aussi, les ions cuivre produisent une floculation ; en installant l’ionisateur avant le filtre à sable, les impuretés vont s’agglomérer et la filtration devient ainsi très efficace. L’eau est cristalline, sans goût et sans irritations. Les ions de cuivre ont un effet rémanent durant un mois et il n’est donc pas utile d’utiliser l’ionisateur tous les jours.

Tout comme l’hydrolyse, l’ionisation est opérée à un pH compris entre 7.0 et 7.2. Sans cela, l’efficacité décroît, les ions métalliques précipitent en colorant l’eau ou/et les parois de la piscine. De même, à pH élevé, les ions cuivre corrodent les parties métalliques de l’installation c’est pourquoi un régulateur de pH est requis. Pour information, le taux de cuivre mesurable avec cette méthode est de l’ordre de 0.2 à 0.4 ppm alors que le taux maximal autorisé est de 2 ppm (directive européenne - eau potable). Enfin, cette technique est recommandée dans de nombreux pays pour le traitement de l’eau potable.

• L’ozone.

L’ozone est un gaz instable, inoffensif à faible dose et qui devient toxique lorsque l’air en contient 0.2 mg /m³. C’est un puissant oxydant qui est produit par un ozoneur. L’ozone O³ est obtenu en brisant les molécules d’oxygène (ou de l’air) par des décharges électriques (haute tension/effet Corona).
Dans ce processus, l’air ou l’oxygène doivent être parfaitement secs. D’autres appareils produisent de l’ozone par lampe UV (qui n’ont rien à voir avec la désinfection par UV décrite au point suivant ! ne pas confondre).

Les bactéries, germes, matières organiques ne résistent pas à l’ozone et sont détruits. Quant aux algues, 50 µ g/l suffisent à les détruire. Instable, l’ozone disparaît après une trentaine de minutes et le dosage de celui-ci dépend de la température de l’eau, du taux de fer, de manganèse….. Selon la norme DIN 19627 la concentration d’ozone doit être > 20 g/m³ (m³ d’air aspiré et envoyé dans le circuit) en conditions normales.

En fonction de la température, du taux de fer (…) de l’eau, il se produit une décomposition de l’ozone, par conséquent, pour compenser les pertes, il faut assurer les additions suivantes : 0.8 g d’ozone/m³ pour une eau à 28°C, 1.2 g d’ozone/m³ à 33°C et 1,5 g d’ozone/m³ à 35°C. Idem, lorsque le taux de fer est conséquent, Selon la norme, le temps de contacte entre l’eau et l’ozone doit être au minimum de 3 minutes.

Cet équipement est donc un complément idéal à une désinfection classique car il permet d’améliorer la qualité de l’eau : goût, couleur, odeur, réduction de la consommation de chlore (et donc la production de chloramines, toxiques). L’ozone est injecté dans un mélangeur (par effet Venturi) et transite quelques minutes dans un réservoir de réaction.

L’ozone n’est jamais injecté directement dans le bassin car il est toxique et hautement corrosif. Comme il se décompose en oxygène assez rapidement, son action n’opère plus dans le bassin : cette désinfection n’est donc pas rémanente, par conséquent il faut lui adjoindre une désinfection chimique.

L’ozone ne doit pas être mesurable dans le bassin (max. 0.1 mg/l) : parfois, il est nécessaire d’installer juste avant le bassin un destructeur d’ozone résiduel pour remplir cette condition. Cela peut se réaliser par irradiation UV ou passage sur des filtres à charbon, voire les deux simultanément selon la vitesse de circulation.

Idéalement, une telle installation devrait être pensée et dimensionnée selon les particularités de chaque bassin, dans un local répondant aux conditions suivantes : température maximale de 30°, humidité maximale de 60% avec ventilation et aération obligatoire.

• Les ultraviolets.

L’appareil UV est une lampe à vapeur de mercure (ou amalgame mercure/argon) qui génère des rayons ultraviolets dans une chambre de passage où circule l’eau à traiter.
La lampe est placée dans un tube de quartz afin de l’isoler électriquement de l’eau et de garantir également une température de travail idéale. Les UV (UVC à 254 nanomètres) inactivent ou détruisent les pathogènes sans modifier les caractéristiques de l’eau et sans produirent de sous-produits toxiques. Les rayons ultraviolets sont donc des ondes électromagnétiques dont le pouvoir germicide est puissant.

Les désinfectants souvent utilisés comme le chlore engendrent des sous-produits comme les chloramines. Celles-ci sont responsables des yeux rouges des baigneurs, de l’odeur ou d’irritations. Un traitement par UV permet de réduire considérablement la consommation de chlore et par conséquent de production de chloramines. De plus, les UV détruisent directement une partie de ces chloramines. Tout comme l’ozone, le traitement aux UV n’est pas rémanent et l’utilisation exclusive de cette technique est à exclure.

L’efficacité de ces stérilisateurs varient en fonction de plusieurs paramètres de l’eau : turbidité, alcalinité, matières en suspension, ions dissous (fer, manganèse…) Les appareils sophistiqués comportent une cellule de rayonnement UVC qui mesure en permanence l’intensité du rayonnement de la lampe.
Ce dispositif permet d’indiquer l’état de vieillissement de la lampe, l’encrassement du tube de quartz ou la turbidité de l’eau à traiter : une alarme est déclenchée lorsque la transmission du rayonnement est insuffisant.

La quantité d’énergie UV est exprimée en milli Watt seconde par cm² (ou milli Joule par cm² voire Joule par m² pour les gros stérilisateurs de plusieurs KW). Selon la quantité d’énergie UV reçue, la cellule vivante (bactérie, parasite, champignon, virus, algue. etc.) sera soit stérilisée (incapable de se reproduire) soit détruite : dans ce cas, il s’agit d’un effet bactéricide que l’on obtient en ajustant correctement la dose d’irradiation en fonction du type de bactérie ou de virus.

Comme l’objectif du présent article est de présenter simplement les différents procédés de traitement de l’eau, je ne vais pas aborder ici les méthodes de calcul des doses d’irradiation : souvent, il suffit de consulter les documents techniques des appareils, pour connaître la référence de l’appareil qui conviendra à votre installation. Par contre en piscine naturelle, il serait prudent d’étudier sérieusement la question afin de réduire les risques d’une contamination.

D’autres procédés de désinfection existent mais dans le cadre de ce portail, consacré à la piscine familiale, je pense que chacun pourra opter pour un traitement adapté en toute connaissance de cause.

Avertissement.

Les produits précédemment évoqués sont tous très dangereux à manipuler. Avant utilisation, lisez les notices ou les fiches de sécurité des produits. Ne mélangez jamais des produits (risque d’explosion de certains produits) et assurez-vous que les contenants ferment correctement.

En cas de désinfection au chlore, vu les sous-produits toxiques engendrés par cette méthode, respectez les dosages indiqués et procédez régulièrement à des changements d’eau. • Les changements d’eau.

En piscine publique, il est d’usage de remplacer 30 litres d’eau de la piscine par son équivalent en eau neuve, par jour et par baigneur.
En piscine privée, il est vivement recommandé de s’inspirer de cette pratique et/ou remplacer 30 % du volume total par an, ceci pour éviter l’accumulation de chloramines ainsi que d’acide isocyanurique (si du chlore stabilisé est utilisé)

 
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